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 Les erreurs les plus fréquentes dans un projet photovoltaïque

Les erreurs les plus fréquentes dans un projet photovoltaïque

Vendredi, 26 Juin 2026

Le photovoltaïque s’est énormément développé ces dernières années. 

Mais avec cette croissance rapide, beaucoup d’installations ont également été réalisées dans l’urgence, avec des choix parfois peu adaptés aux besoins réels des propriétaires. 

Certaines erreurs ne sont visibles qu’après plusieurs années : 

  • limitations techniques  
  • impossibilité d’évolution
  • production inférieure aux attentes
  • coûts supplémentaires imprévus

Voici les erreurs les plus fréquentes rencontrées dans les projets photovoltaïques. 

Choisir uniquement en fonction du prix 

C’est probablement l’erreur la plus courante. 

Comparer uniquement le prix final d’une installation peut être trompeur. 

Deux devis peuvent sembler similaires alors que : 

  • les équipements 
  • les garanties  
  • les possibilités d’évolution
  • la qualité de l’installation

sont totalement différents. 

Une installation photovoltaïque est prévue pour fonctionner pendant plusieurs décennies.  Le choix ne devrait donc jamais se faire uniquement sur quelques centaines de francs d’écart. 

Sous-dimensionner l’installation 

Beaucoup d’installations anciennes ont été conçues uniquement pour couvrir la consommation du moment. 

Le problème est que les besoins évoluent rapidement : 

  • voiture électrique  
  • batterie domestique
  • télétravail
  • nouveaux équipements

Résultat :  certaines installations deviennent trop petites seulement quelques années après leur mise en service. 

Prévoir un peu plus grand dès le départ est souvent beaucoup plus intéressant que devoir agrandir plus tard. 

Installer un onduleur non hybride uniquement pour économiser 

C’est une erreur devenue très fréquente ces dernières années. 

Lors du boom du photovoltaïque, beaucoup d’installations ont été réalisées avec des onduleurs simples afin de réduire le coût initial du projet. 

À court terme, l’économie semblait intéressante. 

Mais aujourd’hui, de nombreux propriétaires souhaitent : 

  • ajouter une batterie  
  • installer une fonction backup
  • optimiser davantage leur autoconsommation

Et découvrent que leur installation n’a pas été pensée pour cela. 

Résultat : 

  • adaptations coûteuses  
  • matériel supplémentaire
  • voire remplacement complet de l’onduleur

Cette situation existe encore aujourd’hui, certains fournisseurs continuant à privilégier des solutions minimales pour afficher des prix plus bas. 

Ne pas anticiper les besoins futurs 

Un projet photovoltaïque ne se réfléchit pas uniquement pour aujourd’hui. 

L’installation doit aussi tenir compte : 

  • des futurs usages électriques  
  • des évolutions réglementaires
  • des nouvelles technologies
  • des possibilités d’autoconsommation collective

Un projet trop “fermé” peut rapidement devenir limitant. 

Négliger l’ombrage 

Même une petite zone d’ombre peut avoir un impact important sur la production. 

Les causes fréquentes : 

  • cheminée  
  • arbre
  • bâtiment voisin
  • fenêtre de toit
  • antenne

Une bonne étude d’ombrage reste essentielle avant l’installation. 

Penser que toutes les toitures se valent 

Deux toitures visuellement proches peuvent offrir des résultats très différents. 

L’orientation, la pente, les obstacles et la répartition des panneaux influencent directement : 

  • la production  
  • l’autoconsommation
  • la rentabilité

Le bon dimensionnement ne consiste donc pas simplement à “remplir le toit”. 

Oublier le monitoring et le suivi 

Certaines installations produisent moins que prévu pendant des mois sans que le propriétaire ne s’en rende compte. 

Un bon système de monitoring permet notamment : 

  • de détecter rapidement un problème  
  • de suivre les performances
  • d’optimiser l’autoconsommation
  • d’identifier une baisse de rendement

Le suivi fait aujourd’hui partie intégrante d’une installation moderne. 

Vouloir l’autonomie totale sans analyser les besoins réels 

L’idée d’une maison totalement autonome fait rêver. 

Mais dans la réalité : 

  • le coût des batteries  
  • les besoins hivernaux
  • les variations de production

rendent souvent cette approche peu pertinente économiquement en Suisse. 

Dans beaucoup de cas, une bonne optimisation énergétique apporte davantage de valeur qu’une recherche d’autonomie absolue. 

Conclusion 

La majorité des problèmes rencontrés dans les projets photovoltaïques ne viennent pas des panneaux eux-mêmes, mais des choix réalisés au départ. 

Un projet bien pensé doit tenir compte : 

  • des besoins actuels  
  • des évolutions futures
  • de la qualité du matériel
  • des possibilités d’évolution
  • de la stratégie énergétique globale

Le photovoltaïque est un investissement à long terme.  Et comme souvent, les bons choix au départ évitent beaucoup de limitations plus tard. 

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